JESUS

JAi??sus fils de Marie (ai??i??Isa B. Maryam)

Cai??i??est vers lai??i??A?ge de trente ans quai??i??il commenAi??a son apostolat. Son enseignement et lai??i??exemple de sa vie lui avaient attirAi?? beaucoup de sympathie en GalilAi??e. Une foule croissante gravitait autour de lui. Lai??i??histoire a retenu le nom de quelques-uns : TolamaA? de Cana, Matthieu, un publicain ; Thomas, Simon, le zAi??lote LebbAi??e ou ThadAi??e, Joseph Barsaba, Mathias, Judas Bensimon, Jacques et Jude, ses cousins.

Ni sa mA?re, ni ses frA?res et sAi??urs ne ralliA?rent ses rangs. Dans cette foule, JAi??sus avait naturellement ses prAi??fAi??rences, en particulier pour Jacques et Jean, fils de ZAi??bAi??dAi??e surnommAi??s Ai??Ai?? fils du tonnerre Ai??Ai?? par JAi??sus, pour leur zA?le excessif. Avec ses deux disciples et Simon KaA?fa (le futur Pierre) ils formaient une sorte de comitAi?? intime parmi ses adeptes, lesquels Ai??taient dai??i??une naA?vetAi?? et dai??i??une ignorance extrA?mes.

Au sein de ce comitAi?? qui nai??i??Ai??tait pas hiAi??rarchisAi??, la rA?gle Ai??tait de sai??i??appeler Ai??Ai?? frA?re Ai??Ai??. JAi??sus leur interdisait dai??i??user du mot rabbi (maAi??tre) titre quai??i??il se rAi??servait et du terme Ai??Ai?? pA?re Ai??Ai?? par lequel il dAi??signait Dieu. Il demeurait pratiquement chez Simon et enseignait volontiers dans la barque de celui-ci le long des rives du lac de TibAi??riade.

Simon KaA?fa fut le premier Ai?? reconnaAi??tre en JAi??sus le messie annoncAi??, mais pas Dieu Lui-mA?me. A ce titre, JAi??sus lui reconnut une certaine primautAi?? au sein de sa petite communautAi?? de fidA?les.

La plupart de ses disciples Ai??taient des pA?cheurs, mais aucun nai??i??appartenait Ai?? la haute sociAi??tAi??. Cai??i??Ai??taient tous de pauvres gens, dAi??guenillAi??s, mal nourris et dAi??pouillAi??s de tout. Leur misA?re Ai??tait telle quai??i??il imposa Ai?? ses disciples de vendre leurs biens et dai??i??en distribuer le prix entre eux et autour dai??i??eux. Cai??i??est ce qui a amenAi?? certains auteurs Ai?? y voir une sorte de communautAi?? communiste, calquAi??e sur lai??i??esprit de lai??i??organisation des EssAi??niens, au sein de laquelle lai??i??Ai??goA?sme et lai??i??avarice Ai??taient dAi??noncAi??s comme des pAi??chAi??s particuliA?rement graves. Suivant la recommandation des Proverbes, JAi??sus disait : Ai??Ai?? Donner aux pauvres, cai??i??est prA?ter Ai?? Dieu Ai??Ai??. Le royaume que JAi??sus laissait espAi??rer Ai?? ses adeptes Ai??tait celui des humbles, des innocents, des enfants et des victimes des injustices sociales, des hAi??rAi??tiques, puis des paA?ens, des samaritains.

Ai?? Les Ai??bion (pauvres) seuls seront sauvAi??s Ai??Ai?? disait-il. Le luxe pour lui Ai??tait un crime et le misAi??reux, un ami de Dieu, un saint.

La pauvretAi?? Ai??tait Ai?? ses yeux, sans doute par rAi??fAi??rence Ai?? lai??i??Ancien Testament, synonyme de douceur, de piAi??tAi??, tandis que la richesse Ai??tait synonyme dai??i??impiAi??tAi??, de mAi??chancetAi??, de violence, dai??i??injustice.

Gai par tempAi??rament, il aimait les plaisanteries agrAi??ables et les propos familiers, mais dAi??testait la pAi??danterie, le formalisme, lai??i??hypocrisie et lai??i??orgueil des classes possAi??dantes.

Il parcourut ainsi la GalilAi??e , souvent Ai?? dos de mule, rAi??pandant partout la joie. En chaque bourgade son passage donnait lieu Ai?? des manifestations joyeuses auxquelles participaient en majoritAi?? les pauvres, les femmes et les enfants, comme il vient dai??i??A?tre dit.

Tous croyaient Ai?? lai??i??arrivAi??e du nouveau royaume et chacun se voyait assis sur un trA?ne Ai?? cA?tAi?? du maAi??tre. Les ChrAi??tiens rejetteront plus tard cette conception et reprocheront Ai?? 1ai??i??IslA?m, avec une assurance gratuite dai??i??assimiler le paradis Ai?? un jardinai??i??

Combien durA?rent cette joie enivrante et lai??i??espAi??rance de lai??i??accomplissement de la promesse incluse dans la Ai??Ai?? bonne nouvelle Ai??Ai?? ? Trois ans, au milieu dai??i??une allAi??gresse grandissante et dai??i??une attente merveilleuse.

Son enseignement apparaAi??t Ai?? ses dAi??buts, comme une rAi??forme sociale et un appel Ai?? la justice. Il ne devait pas tarder Ai?? devenir une rAi??forme religieuse. JAi??rusalem lui parut la citadelle dai??i??un JudaA?sme vidAi?? de sa substance spirituelle, orgueilleuse et dominatrice. Il dAi??cida donc de lai??i??attaquer. Il sai??i??y rendit avec ses disciples galilAi??ens (fort mAi??prisAi??s en JudAi??e) et fit du temple une sorte de quartier gAi??nAi??ral. Il commenAi??a par reprocher aux scribes (sopher) dai??i??en avoir fait une Ai??Ai?? caverne de voleurs Ai??Ai??. Aussi, lui arrivait-il de passer Ai?? la violence, lui le moins violent des hommes, fouettant les marchands malhonnA?tes, renversant les tables et rappelant avec vAi??hAi??mence aux rabbins le respect de leur charge. Lors de son dernier sAi??jour Ai?? JAi??rusalem- le plus long- JAi??sus fut encore plus ulcAi??rAi?? par ce quai??i??il voyait autour de lui. Il se dAi??cida alors Ai?? prA?cher.

Peut-A?tre convient-il ici, de rappeler lai??i??organisation du clergAi?? juif dai??i??alors ; les docteurs de la loi avaient la prAi??sAi??ance sur le grand prA?tre ou souverain pontife qui nai??i??existait quai??i??Ai?? JAi??rusalem. Mais discrAi??ditAi??e depuis le roi HAi??rode, cette haute fonction Ai??tait devenue une simple charge administrative romaine. Les souverains pontifes, en gAi??nAi??ral, Ai??taient sadduki, cai??i??est-Ai??-dire appartenaient Ai?? cette aristocratie religieuse qui sai??i??Ai??tait formAi??e autour de lai??i??autel. La plus haute autoritAi?? Ai?? lai??i??Ai??poque Ai??tait Gamaliel, petit-fils du cAi??lA?bre rabbin Hillel.

RAi??formiste au dAi??but de sa prAi??dication, JAi??sus finit par devenir un rAi??volutionnaire religieux, un Ai??Ai?? sAi??ducteur Ai??Ai?? qui voulait, aux dires du rabbinat, la destruction de la religion de MoA?se. En fait le rabbinat voyait juste ; JAi??sus voulait substituer Ai?? la religion raciale juive, une religion universelle. Il disait : Ai??Ai?? On ne met plus le vin nouveau dans les vieilles cruches Ai??Ai??.

La rAi??fAi??rence du sang lui paraissait un critA?re ethnique quai??i??il fallait abolir. Il ne se considAi??rait plus comme un juif, mais comme un homme tenu de dAi??fendre le droit de tout un chacun, de proclamer le mA?me culte pour tous, la religion de lai??i??homme, non la religion du Juif, la religion du CAi??ur non la religion du formalisme coutumier.

MoA?se Ai??tait, selon lui, dAi??passAi?? et son temple Ai??tait condamnAi??. La vAi??ritable loi de Dieu, enseignait-il, Ai??tait lai??i??amour de Dieu, la bontAi?? envers le prochain, le pardon. On chercherait en vain dans les Evangiles une pratique spAi??cialement recommandAi??e, une liturgie dAi??terminAi??e

Le Pater et lai??i??Ave Maria semblent de composition trA?s postAi??rieure. Le baptA?me lui paraissait un rite nAi??gligeable. Les messes spectaculaires, les processions, les cAi??rAi??monies grandioses semblent Ai?? la lecture des Evangiles, complA?tement Ai??trangA?res Ai?? la doctrine de JAi??sus qui nai??i??impose mA?me pas de rA?gle rigide Ai?? la priA?re et prAi??conisait seulement quai??i??elle se fit avant tout dans le cAi??ur. Il voyait dans le sabbat une coutume tribale pAi??rimAi??e et il le violait ostensiblement, ne tenant compte aucunement des blA?mes quai??i??on lui adressait Ai?? ce sujet.

Il reprochait aux Pharisiens dai??i??enchAi??rir sur la loi, pour crAi??er aux hommes, des occasions de pAi??cher et de profiter ainsi matAi??riellement de leur dAi??sir de se racheter. Sa sympathie sai??i??Ai??tendait aux Gentils. Mais il lui arrivait de parler dai??i??eux avec les prAi??jugAi??s des Juifs. Avant de commencer sa mission, il Ai??tait ailAi?? jeAi??ner pendant quarante jours dans le dAi??sert oA? il eut maintes fois lai??i??occasion de repousser les tentations de Satan. Puis, il continua Ai?? parcourir la JudAi??e et la GalilAi??e annonAi??ant partout la Ai??Ai?? Bonne nouvelle Ai??Ai??, confirmant sa mission par des miracles, rendant la vue aux aveugles, guAi??rissant les malades, ressuscitant les morts, chassant les dAi??mons du corps des possAi??dAi??s, apaisant les flots, multipliant les pains et par la transformation de lai??i??eau en vin Ai?? Kana ou Cana. Cai??i??est du moins ce que nous rapportent les Evangiles et certaines allusions coraniques.

Parmi la foule considAi??rable qui le suivait, il choisit douze disciples quai??i??il chargea de la mission Ai??Ai?? dai??i??apA?tre des nations Ai??Ai?? (h awA?riyyAi??n). Ses rapports avec les Juifs empiraient de plus en plus. On pourrait, de nos jours, expliquer tous ces conflits par des mobiles Ai??conomiques, des antagonismes sociaux et la jalousie de la caste sacerdotale. Il paraAi??t absurde en lai??i??occurrence, de voir dans leur hostilitAi?? Ai?? son Ai??gard, une rAi??action bourgeoise contre les revendications dai??i??une populace agitAi??e.

AttachAi??s Ai?? leur dogme et formalistes dans lai??i??exercice de leur culte, la plupart des Juifs qui se dressA?rent contre lui, et qui appartenaient Ai?? tous les milieux, voyaient en lui, uniquement, un perturbateur mAi??prisable (essith), un transgresseur de la loi divine qui dAi??voyait et divisait en outre les enfants dai??i??IsraAi??l. Cai??i??est surtout au cours du dernier sAi??jour quai??i??il fit Ai?? JAi??rusalem quai??i??il les indigna le plus, au point de les exaspAi??rer. Aussi, finirent-ils pas exiger sa mise hors dai??i??Ai??tat de nuire, par la mort, dans les plus brefs dAi??lais pour prAi??venir une aggravation irrAi??mAi??diable du danger qui menaAi??ait la religion des ancA?tres maintenue et transmise par de fidA?les et doctes rabbins. (Et lAi?? son cas est absolument analogue Ai?? celui de Muhammad dans ses dAi??mA?lAi??s avec les Qurayshites).

Beaucoup dai??i??inexactitudes historiques se sont greffAi??es sur cette exigence de Ai??Ai?? mise hors dai??i??Ai??tat de nuire Ai??Ai??, profAi??rAi??e par les conservateurs.

Le rabbinat, gardien de la loi mosaA?que, agissant dans le cadre de ses prAi??rogatives et en vertu du statut octroyAi?? par Rome au JudaA?sme, dAi??cida de le juger. Il le fit condamner Ai?? la peine capitale, par un tribunal rAi??guliA?rement constituAi?? et mit le procurateur Ponce Pilate en demeure dai??i??exAi??cuter dai??i??urgence sa sentence. La procAi??dure suivie est mentionnAi??e dans le Talmud de JAi??rusalem et dans celui de Babylone.

On se reportera Ai?? ces sources qui ne concordent pas toujours avec les sources islamiques quai??i??il est temps dai??i??exposer, pour dAi??gager la personnalitAi?? de ce ProphA?te de Dieu, des lAi??gendes, des fables et des faux tAi??moignages quai??i??on a forgAi??s autour de son nom, de sa mission, de sa doctrine et de sa spiritualitAi??.

Selon la thA?se musulmane, JAi??sus ne fut pas suppliciAi?? lui-mA?me. Il sai??i??agit dai??i??une crucifixion apparente, car Dieu lai??i??avait rappelAi?? Ai?? Lui. Mais examinons dai??i??abord, et en dAi??tail le point de vue des auteurs musulmans. JAi??sus est dAi??signAi?? sous le nom de ai??i??IsA?.

Selon le commentateur al-BaydA?wi, ce nom serait une arabisation du mot syriaque YashAi??ai??i??. Le mot est effectivement dai??i??origine syriaque, mais il existe en arabe comme nom commun et signifie blancheur rosAi??e. Habituellement, JAi??sus, dans le Coran est dAi??signAi?? sous le nom de Ai??Ai?? JAi??sus fils de Marie Ai??Ai??. Lai??i??expression Ai??Ai?? le fils de Marie Ai??Ai?? se retrouve dans Marc, Matthieu.
doxycycline over the counter alternative. #Buy Doxycycline. buy doxycycline for syphilis.

Cai??i??est seulement dans Luc et Jean quai??i??on trouve lai??i??expression Ai??Ai?? fils de JosephAi??Ai??, ce qui est pour lai??i??Islam un blasphA?me.

Dans le Talmud, la formule est identique : Ben YAi??sef.

zoloft dosage for anxiety. #purchase Zoloft. adjusting zoloft dosage.
Contrairement au Coran, le quatriA?me Evangile nai??i??appelle jamais la mA?re de JAi??sus par son nom. Lai??i??expression Ai??Ai?? fils de la femme Ai??Ai?? ne se retrouve quai??i??une fois dans le livre dai??i??HAi??noch. On sait que JAi??sus marquait sa prAi??fAi??rence pour lai??i??appellation Ai??Ai?? fils de lai??i??homme Ai??Ai?? qui revient prA?s de quatre vingt-trois fois dans les quatre Evangiles et toujours dans le discours de JAi??sus, dans le sens Ai??Ai?? je Ai??Ai?? pronom dont il Ai??vitait de se servir.

La rAi??action des Mekkois fut extrA?mement violente quand Muhammad questionnAi??, dAi??clara JAi??sus supAi??rieur aux idoles qurayshites. Leur indignation montre Ai?? quel point ce milieu Ai??tait hostile au Christianisme. Selon une autre opinion, les Qurayshites Ai??taient dai??i??autant plus outrAi??s quai??i??ils soupAi??onnaient Muhammad de chercher Ai?? les amener peu Ai?? peu Ai?? renoncer Ai?? leurs idoles pour lai??i??adorer lui-mA?me Ai?? leur place, comme les ChrAi??tiens adoraient JAi??sus.

Lai??i??histoire de JAi??sus et ses premiers aphorismes demeure pour les Musulmans, malgrAi?? tout ce quai??i??on a pu Ai??crire lAi??-dessus, fragmentaire et dai??i??une authenticitAi?? relative. Sa biographie et la sagesse quai??i??il enseigna au dAi??but de son apostolat sont rapportAi??es sous forme de rAi??cits Ai??pars et sans chronologie. Mais, selon le Coran, la premiA?re grande idAi??e quai??i??il enseigna, non seulement au milieu juif, mais au monde entier, cai??i??est celle de lai??i??amour de Dieu, idAi??e dont son A?me vibrait et qui, Ai?? bien des Ai??gards, apparaAi??t comme lai??i??axe de son A?tre tout entier : un Dieu unique, en dehors duquel il nai??i??y a aucune divinitAi??, le Dieu de MoA?se, dai??i??Abraham, dai??i??Jsaac, de Jacob (et plus tard de Muhammad).

Or, cette affirmation est celle de toute une lignAi??e de ProphA?tes, non dai??i??un visionnaire ou dai??i??un philosophe. Ce nai??i??est ni le dieu de Ai??akyamuni, ni celui de Platon. JAi??sus parle de Dieu non comme dai??i??une rAi??alitAi?? en dehors de lui, mais en lui. Il tire de son cAi??ur, de son amour tout ce quai??i??il dit de Lui. Mais Ai?? aucun moment, selon les textes islamiques, il nai??i??affirme quai??i??il Ai??tait lui-mA?me Dieu ou fils de Dieu. Ce quai??i??il enseigne cai??i??est prAi??cisAi??ment cette sagesse quai??i??il puise dans son existence en Dieu, non en panthAi??iste, mais en tant que ProphA?te dai??i??une nature particuliA?re en communication mystAi??rieuse avec Dieu.

Et cela est si vrai que lai??i??enseignement quai??i??il voulait inculquer Ai?? ses disciples ne procA?de nullement du raisonnement mais dai??i??une voix intAi??rieure, dai??i??un amour qui est en lui-mA?me, la lumiA?re ineffable de Dieu reflAi??tAi??e par un cAi??ur passionnAi??. Il ne raisonne pas, ne cherche pas apparemment Ai?? convaincre, mais Ai?? se prAi??cher lui-mA?me, Ai?? irradier lai??i??Ai??lan de son moi conscient vers Dieu, la grA?ce luminescente dont il Ai??tait nimbAi??. Dai??i??oA? la formule Ai??Ai?? mon pA?re Ai??Ai??, appellation familiA?re et courante chez les Juifs, exprimant la vAi??nAi??ration, la tendresse, la reconnaissance et lai??i??imploration de la grA?ce divine. Les ChrAi??tiens nai??i??ont pas toujours saisi la vAi??ritable signification de cette expression Ai?? notre point de vue musulman ai??i?? Ai?? la suite des spAi??culations de ces raisonneurs impAi??nitents quai??i??Ai??taient les docteurs grecs, premiers interprA?tes de la vie et de la pensAi??e de JAi??sus et des dissertations filandreuses de la scolastique mAi??diAi??vale, surchargAi??e de mythes, de superstitions, de subtilitAi??s, de mystA?res inutiles et de contradictions.

Tout en Ai??tant conscients que JAi??sus avait pour mission de prA?cher les hommes et donc de son rA?le de Messager de Dieu, ils ont osAi?? le mAi??tamorphoser et persistent Ai?? le diviniser. Divinisation singuliA?re en vAi??ritAi??, car il est qualifiAi?? de Ai??Ai?? verbe de DieuAi??Ai??, Ai??Ai?? esprit de DieuAi??Ai??, Ai??Ai?? fils de DieuAi??Ai??, Ai??Ai?? Dieu Lui-mA?me Ai??Ai?? sans quai??i??il soit prAi??cisAi?? sai??i??il sai??i??agit dai??i??une ipsAi??itAi?? originelle ou dai??i??une gradation Ai??laborAi??e. A cette dAi??mesure attributive, le Coran oppose Ai??Ai?? Gloire Ai?? Dieu ! Il est au-dessus de leurs descriptions ! Ai??Ai??.

Les Juifs ont, certes, commis une grave erreur Ai?? lai??i??Ai??gard de JAi??sus. Ils ont obtenu sa condamnation Ai?? mort. JAi??sus les a nAi??anmoins excusAi??s et a priAi?? pour eux : Ai??Ai?? Pardonnez-leur, Seigneur ! Ils ne savent pasAi??Ai??. Mais, quai??i??Ai?? cela ne tienne ! Lai??i??Eglise les a dAi??clarAi??s Ai??Ai?? dAi??icides Ai??Ai?? ( ! ?!) et lai??i??histoire a retenu ce quai??i??une telle sentence a coAi??tAi?? comme souffrance, injustice et humiliation, au peuple mA?me dont JAi??sus Ai??tait issu.

Dieu selon JAi??sus nai??i??est pas celui dai??i??un peuple, mais celui de lai??i??humanitAi?? entiA?re. Il nai??i??est pas celui des MaccabAi??es, mais celui de tous les hommes, celui dai??i??Abraham, qui avait fui Ur, sa ville natale et le royaume de Babylone, Ai?? la recherche dai??i??un autre royaume oA? la justice rA?gne, oA? Dieu est vAi??ritablement adorAi?? et Son Nom universellement bAi??ni. Ce royaume, JAi??sus le formule plus nettement, le spiritualise et en fait une suprA?me consolation : Ai??Ai?? le Royaume de Dieu Ai??Ai??, expression qui revient Ai?? chaque page des synoptiques, des Actes des ApA?tres et dont on trouve dAi??jAi?? les prAi??mices dans le livre de Daniel et plus tard dans le Coran.

La doctrine quai??i??il prA?che ne se confond pas avec le JudaA?sme traditionnel, mais sai??i??offre Ai?? tous les hommes de bonne volontAi??, sans distinction, JAi??sus les convie Ai?? se retrouver dans ce Ai??Ai?? Royaume de GrA?ce Ai??Ai??, Ai?? en faire un suprA?me refuge, une ultime espAi??rance, un asile dai??i??Ai??ternelle durAi??e pour les saints. Cette notion de Royaume de Dieu nai??i??est pas absente dans le Coran. Plus dai??i??un passage lai??i??atteste : Ai??Ai?? BAi??ni soit Celui Ai?? qui appartient le royaume des cieux, de la terre et de ce qui est entre eux, qui dAi??tient la science de lai??i??heure et vers qui vous serez ramenAi??s Ai??Ai??. Et ce royaume est Ai?? la base mA?me de cette haute sagesse de lai??i??Oint (MasAi??h). Sagesse Ai?? laquelle le Coran fait maintes fois allusion, puisquai??i??il le reprend et lai??i??assortit dai??i??une condition fondamentale :

le don de soi Ai?? Dieu (IslA?m), lai??i??abandon confiant en Sa souveraine volontAi?? (tawakkul), le mAi??pris du monde (rnatA? ai??i??u-d-dunyA? qalAi??l. En cela elle ne diffA?re pas de la sagesse juive telle quai??i??elle apparaAi??t dans la Thora , la riche littAi??rature proverbiale et les sentences des docteurs de la loi mosaA?que.

Selon les Logia de saint Matthieu, les aphorismes de JAi??sus ne diffA?rent pas fondamentalement et Ai?? premiA?re vue, de cet enseignement de la synagogue relatif Ai?? la pratique de la vertu sous ses diverses formes et au respect des rites. Cependant, la sagesse de JAi??sus prAi??sente une exigence nouvelle : le surpassement qui conduit Ai?? la perfection. Le culte quai??i??il prA?che est pur, sans prA?tres et sans pratiques extAi??rieures ostentatoires, ni manifestations spectaculaires. Il est fondAi?? sur la rAi??alisation en soi des attributs divins. Cette spiritualitAi?? sai??i??exprime Ai?? lai??i??Ai??gard du monde sous forme dai??i??un dAi??dain plein dai??i??ironie : Ai??Ai?? A CAi??sar ce qui est Ai?? CAi??sar et Ai?? Dieu ce qui est Ai?? Dieu ! Ai??Ai??. La mA?me doctrine est rappelAi??e presquai??i??intAi??gralement par le Coran avec plus dai??i??insistance et autant de clartAi??.

Elle est fondAi??e sur un amour brAi??lant qui exige des sacrifices Ai?? tout instant et ne recule devant aucun obstacle. Lai??i??obAi??issance fut plutA?t sollicitAi??e quai??i??exigAi??e par JAi??sus, qui Ai??tait dai??i??une douceur exemplaire. Rien nai??i??est plus Ai??difiant Ai?? cet Ai??gard que sa rencontre avec un homme assis au lieu des pAi??ages et qui sai??i??appelait Mathieu. Il lui dit : Ai??Ai?? suis-moi Ai??Ai??, Ai??Ai??cet homme se leva et le suivitAi??Ai??. Cet impAi??ratif est trop brutal dans les langues europAi??ennes. TransposAi?? en aramAi??en, il implique une amitiAi?? spontanAi??e offerte, mAi??ritant une totale confiance.

Ceux qui sai??i??opposA?rent, dA?s le dAi??but, Ai?? sa prAi??dication furent ses concitoyens de Nazareth qui voulurent le tuer en le prAi??cipitant dai??i??un sommet escarpAi??. Les sources chrAi??tiennes font Ai??tat dai??i??une singuliA?re opposition entre JAi??sus et sa famille ai??i?? du moins selon un passage diversement traduit du grec et que lai??i??IslA?m considA?re comme apocryphe ai??i?? aux yeux de laquelle il nai??i??aurait Ai??tAi?? quai??i??un rA?veur exaltAi?? quai??i??il fallait arrA?ter.

Au fur et Ai?? mesure que son apostolat se dAi??ployait et que ses disciples augmentaient, ses ennemis se multipliaient. Antipas est dAi??noncAi?? comme un ennemi dAi??clarAi??, en plusieurs passages de lai??i??Evangile. La mA?me hostilitAi?? se manifeste contre lui, contre son enseignement et contre ses disciples, Ai?? divers moments et en diverses bourgades voisines du lac de TibAi??riade, notamment Ai?? Chorezin, Ai?? BethsaA?de, Ai?? Capharnaum. Mais lai??i??obstacle le plus dur auquel se heurta JAi??sus fut lai??i??opposition des Pharisiens, cai??i??est-Ai??-dire lai??i??orthodoxie judaA?que la plus intraitable.

Les historiens et les thAi??ologiens nai??i??ont pas trouvAi?? de mots assez expressifs pour qualifier les Pharisiens. Pour eux, cai??i??Ai??taient des hypocrites, des scAi??lAi??rats, une bande de criminels bouffis dai??i??orgueil, jaloux de leurs prAi??rogatives, soucieux de leurs intAi??rA?ts, de faux dAi??vA?ts qui donnaient Ai?? lai??i??ostentation le pas sur la sincAi??ritAi?? discrA?te dans la pratique du culte, etcai??i??

La rAi??alitAi?? est peut-A?tre diffAi??rente. Une telle diffamation est certainement gratuite. Ils Ai??taient les gardiens de la loi et ils ne pouvaient agir quai??i??en gardiens vigilants, scrupuleux et fidA?les de la doctrine de MoA?se. Historiquement, leur apparition dans le monde religieux juif date de la captivitAi?? de Babylone. Ils nai??i??Ai??taient ni hypocrites, ni affairistes, mais partisans de la tradition orale. Ils reprochaient aux SadducAi??ens, leurs rivaux dai??i??innover, de nAi??gliger les pratiques transmises oralement depuis lai??i??Ai??poque des grands ProphA?tes. Ils entendaient, selon leur expression, constituer Ai??Ai?? une haie autour de la loi Ai??Ai??. Ils sont Ai?? lai??i??origine de la composition du Talmud ai??i?? ce quai??i??il ne faudrait tout de mA?me pas oublier ai??i?? et leur intransigeance sur lai??i??observance de la tradition, leur a valu parfois des dAi??boires. A lai??i??Ai??poque dai??i??Alexandre JannAi??e, lorsquai??i??un conflit Ai??clata entre eux et le grand prA?tre Hyrcan devenu sadducAi??en (135 av. J-C), ils eurent Ai?? subir les pires persAi??cutions. Jamais ils nai??i??ont par ailleurs, acceptAi?? de prA?ter serment de fidAi??litAi?? aux souverains romains. Ils restaient trA?s prA?s du peuple au milieu duquel ils passaient leur vie, alors que lai??i??aristocratie religieuse officielle Ai??tait pro-romaine et servait volontiers les intAi??rA?ts de lai??i??occupant.

JAi??sus, en sai??i??en prenant Ai?? leur Ai??Ai?? formalisme Ai??Ai?? sai??i??attaquait Ai?? une vieille forteresse, gardienne respectable du dogme et des rites ancestraux. Leur attitude est en elle-mA?me louable. Lai??i??esprit moderne est friand de slogans et des formules creuses ; on lui prAi??sente les Pharisiens comme des Ai??Ai?? exploiteurs du peuple, des conservateurs ennemis du progrA?sAi??Ai??. On oublie de dire que les SadducAi??ens Ai??taient les reprAi??sentants dai??i??une Ai??lite bourgeoise et des progressistes au sentiment religieux assez lA?che. En fait les Pharisiens Ai??taient des traditionalistes qui nai??i??Ai??taient nullement hostiles au progrA?s puisquai??i??ils admettaient lai??i??interprAi??tation continue de la loi et ne refusaient pas Ai?? lai??i??occasion, de discuter les thAi??ories zoroastriennes et celle de la mAi??tempsychose. On peut dire sans exagAi??rer que cai??i??est grA?ce Ai?? eux que le JudaA?sme sai??i??est maintenu dans sa vAi??ritable doctrine et ses rites. Le terme pharisien lui-mA?me est Ai??difiant Ai?? cet Ai??gard. Participe actif de premiA?re forme du syriaque Pharish (devenu en grec pharisios et en latin pharisaeus) il signifie distinguAi??. Ils se distinguaient, en effet, par leurs vA?tements et leur rigorisme. Et cai??i??est Ai?? ce rigorisme doctrinal, qui nai??i??avait rien dai??i??hypocrite, que sai??i??est heurtAi?? JAi??sus. Leur hostilitAi?? Ai??tait, au demeurant, tout Ai?? fait partagAi??e par le rabbinat officiel.

Notre siA?cle est Ai??galement Ai??pris de paradoxes. On a voulu procAi??der Ai?? une rAi??vision du procA?s de JAi??susai??i?? dai??i??aprA?s le droit franAi??ais, en oubliant que JAi??sus Ai??tait passible des dispositions de la loi de son pays et de sa communautAi?? et donc de la loi juive ! Ces fantaisistes devraient, sai??i??ils sont de bonne foi, se poser cette question : quel arAi??opage responsable de lai??i??existence et du devenir dai??i??une religion aurait relaxAi?? JAi??sus qui, par son enseignement doctrinal, Ai??tait dAi??cidAi?? Ai?? saper les principes de base (alliance) de cette religion et Ai?? supprimer son culte ?

Et pour revenir au conflit opposant JAi??sus aux Pharisiens disons quai??i??ils Ai??taient devenus exagAi??rAi??ment rigoristes sur les lois et les rites, sectaires dans leur fidAi??litAi?? Ai?? la lettre et non Ai?? lai??i??esprit de la Thora , ultra-formalistes et finalement plus attachAi??s aux pratiques extAi??rieures quai??i??au fond de lai??i??enseignement reAi??u. Cai??i??Ai??taient eux qui sur le plan de lai??i??opinion publique donnaient le ton, laquelle opinion ne les mAi??nageait pas, en leur dAi??cernant des sobriquets pAi??joratifs pour caricaturer leur dAi??votion publicitaire et le ridicule de leur comportement : nikfi (traAi??ne-savates), hizaA? (front sanglant), mAi??dulia (manche de pilon), shikmi (dos voAi??tAi??), etcai??i??

Lai??i??antipathie rAi??ciproque qui sAi??pare les Parisiens et JAi??sus, du moins au dAi??but, doit donc A?tre recherchAi??e avant tout dans une diffAi??rence de conception de la vie religieuse : pour JAi??sus, la religion Ai??tait un Ai??ternel amour, une soumission Ai?? Dieu par le cAi??ur. Pour les Pharisiens, la religion consistait en une observance scrupuleuse de la loi mosaA?que, ce qui nai??i??interdisait nullement de lai??i??approfondir dans son cadre. Autant dire une antipathie opposant un prAi??dicateur qui donne la primautAi?? Ai?? lai??i??esprit sur la lettre, au fond sur la forme dai??i??une doctrine monothAi??iste, Ai?? des docteurs trop attachAi??s aux dAi??tails rituels et Ai?? la connaissance intellectuelle de la mA?me doctrine. Lai??i??unicitAi?? de Dieu ne semble pas avoir Ai??tAi?? mise en cause. Pour MoA?se, comme plus tard pour Muhammad, Dieu seul est Dieu ; il nai??i??y a pas dai??i??autre divinitAi?? que Lui ; Il est unique. Or, JAi??sus nai??i??enseigne rien de plus sur ce plan particulier. Dans sa controverse avec les SaddukAi??ens, il proclame hautement comme base de tous les commandements : Ai??Ai?? que le Seigneur, notre Seigneur est lai??i??unique Seigneur Ai??Ai??, et il ajoute : Ai??Ai?? Tu lai??i??aimeras de tout ton coeurai??i?? il nai??i??y a point dai??i??autre Dieu que Luiai??i?? aimer son prochain comme soi-mA?me, cai??i??est plus que tous les holocaustes et tous les sacrifices Ai??Ai??. Lai??i??affirmation de lai??i??identitAi?? du message communiquAi?? Ai?? tous les ProphA?tes de Dieu notamment NoAi??, Abraham, MoA?se, JAi??sus, Muhammad est, comme nous lai??i??avons plusieurs fois rAi??pAi??tAi??, ainsi affirmAi?? avec une nettetAi?? qui exclut toute divergence entre lai??i??enseignement des ProphA?tes, et surtout la conception de la dAi??itAi?? du Christ.

On pourrait sai??i??Ai??tonner de ce quai??i??il y a de contradictoire dans les imprAi??cations attribuAi??es Ai?? JAi??sus qui avait une prAi??dilection particuliA?re pour la douceur, recommandait le pardon et croyait Ai?? lai??i??efficience de la rAi??sistance passive. Ces imprAi??cations qui dAi??butent par Ai??Ai?? Malheur Ai??ai??i??Ai??Ai?? sont dans les Evangiles. Elles ne sont en elles-mA?mes que des avertissements quai??i??on retrouve dai??i??ailleurs dans le Coran. Leur signification rAi??elle est : Ai??Ai?? Attention, Prenez garde ! ou encore Ai??Ai?? MAi??fiez-vous ! Ai??Ai??.

En conclusion, JAi??sus pour lai??i??IslA?m, est un pilier de la prophAi??tie. Il sai??i??acquitta de sa mission suivant la volontAi?? de Dieu dans la fidAi??litAi??, la souffrance et lai??i??amour. Avant dai??i??A?tre rappelAi?? Ai?? Lui il annonAi??a Ai?? ses disciples la venue du Messager de lai??i??IslA?m qui devait renouveler pour lai??i??humanitAi?? entiA?re, lai??i??Ai??ternel message de Dieu et clore la prophAi??tie, Muhammad (Dieu rAi??pande Ses bAi??nAi??dictions sur lui) :

Ai?? Maintenant je retourne Ai?? Dieu qui mai??i??a envoyAi?? et aucun de vous ne me demande : oA? vas-tu ? Mais parce que je vous ai dit ces choses, la tristesse a rempli vos cAi??urs. Cependant, je vous dis la vAi??ritAi??. Il vous est avantageux que je m en aille, car si je ne mai??i??en vais pas, le Paraclet ne viendra pas. Quand il viendra il confondra le monde en matiA?re de pAi??chAi??s, de justice et de jugement. Il vous conduira vers la vAi??ritAi?? tout entiA?re, car il ne parlera pas de lui, il dira tout ce quai??i??il aura entendu. Il vous annoncera des choses Ai?? venir.

Pour JAi??sus, fils de Marie, la prophAi??tie nai??i??Ai??tait pas clA?turAi??e quoi quai??i??en disent les ChrAi??tiens.